À Thierry, À nos étreintes. À la kundalini Dans une lumière accueillante Filant le long des bassins ondoyant Se croisent des regards opalescents Expression des corps volubiles L'écho des souffles se réverbérant Se confondent les effluves volatiles En pâmoison les êtres s'abandonnent Les langues se pâment se déliant Ventres aimantés se répondant S'adonnent pleinement conscients…

Nos êtres consubstantiels

Le plus grand plaisir qui soit après l'amour, c'est d'en parler. Louise Labé   Je jouis donc j'écris. f. Cher F., J'ai tant envie de te parler d'amour. D'un amour muet mais dicible tant il est évident entre nous. Je voudrais te parler de nos gestes, de tous ces effleurements qui nous pénètrent et nous…

FAIM(S)

Éclipse de lune. Rouge sang envahissant les dunes. Moment d'égarement. Poésie propice à l'érotisme et à ses charmes décadents, le cœur fragile s'enfonça, lentement, sous le regard de l'astre diabolique imposant. Sise dans une voie sans issue, je m'enfonçais dans ce désert où ne régnait ni fin ni début. Je voyais cette oasis qui me…

Avant que nos corps s'entremêlent, ces nuits durant lesquelles nous vendons nos âmes à je-ne-sais-qui, avant ces étreintes charnelles, raconte-moi qui je suis.

Éros n'a plus sommeil. Il est sorti de sa caverne. Il m'a surprise juste avant le réveil... tu étais là à demi allongé me surplombant. J'étais entre tes jambes contemplant ton corps filiforme et amaigri mais la chair attendrie, ton appareil au repos inspirant la tendresse et attisant l'envie... le reste ne s'écrit pas par…

croquis nu couché de Egon Schiele, 1918

Silencieuse, j'ai déposé les coussins je me trouvai dénudée comme un fil sans fin esseulée je me suis à moitié allongée j'ai saisi mon sein entrouvert mes jambes et bougé le bras. Silencieuse, j'ai alors chuchoté tout bas comme dans notre dernier entretien... Licencieuse, j'ai posé mes mains dans le bas rein j'ai jalonné ce…

Mon cher F., Je suis rentrée précipitamment. Je me sens fébrile, je me sens partir à la renverse au moindre mouvement. J'aurais voulu t'attendre. Lorsque tu as ces migraines, je ne sens pas que tu m'aimes. Je me sens disparaître dans l’ornière de tes yeux bleus magnifiques. Pourquoi es-tu si injuste envers moi quand tu…

Le silence frappe à la porte Il tambourine entre mes tempes Le front chaud le ventre en transe Je pense à toi. À ton être. À son écho. À son silence. J'écoute cette fébrile patience Mon corps doucement n'est plus à moi Je sens comme une main Comme une main commune Je sens qu'elle t'appartient…