Cher F., Est-ce que je peux te parler de tes mains, ce soir ? Tes mains, qui m'ont parcourue pendant tous ces jours et toutes ces nuits, tes mains, qui se sont arrêtées sur toutes les parties de mon corps, des plus ouvertes aux plus secrètes, même dans ces endroits où l'on ne passe jamais…

Jouissance

Dans l'insolence de tes mouvements se glisse une cambrure assassine qui lente et vive se meut naturellement et dans ces nuits de givre je les dessine Murmures d'une beauté furibonde ondulante d'émoi s'embrasent à pleine puissance deux joues en joug empourprées de jouissance eaux vives diluviennes coulantes soif de joie à son comble f.

Ton silence après l'amour me plonge dans un rêve solitaire : je sens encore ton membre et ta bouche solidaires, allongée sur le sol de confettis recouvert, petits morceaux éparpillés de bonheur qu'on balaye, d'un seul coup d'un seul comme des draps qu'on retire d'un geste ferme, c'est tout à coup l'éternité qui est éphémère.…

Des pieds à la tête

Je n'ai pas oublié. Même après tous ces jours écoulés sans nous appartenir, sans nous étreindre et sans nous contenter, je n'ai pas oublié. Je n'ai pas oublié cette sensation délicate et sensuelle, cette sensation agréable et nouvelle éprouvée la semaine passée. Cette sensation d'accord parfait, quand nos pieds... quand nos pieds se sont mis…

Cher F., Cela fait bien trop longtemps que je ne me suis plus assise à une table et n'ai entrepris de t'écrire proprement et sagement (enfin, tout est relatif...). Lorsque je reprends mon carnet, c'est comme si je te reprenais dans mes bras, c'est comme une douce étreinte que j'aurais attendue depuis longtemps. C'est un…

Je ne t’ai pas dit…

Pour lecteurs avertis. Je me trouvai nue dans la cuisine. À moitié. Je portais mon petit débardeur léger. Le blanc, pourtouré de sa petite dentelle légère. Rien en dessous. Juste le haut, pas de bas. Fesses et jambes nues, à la merci du regard envieux et désireux du mari, qui me trouvait belle à souhait,…