Ton silence après l'amour me plonge dans un rêve solitaire : je sens encore ton membre et ta bouche solidaires, allongée sur le sol de confettis recouvert, petits morceaux éparpillés de bonheur qu'on balaye, d'un seul coup d'un seul comme des draps qu'on retire d'un geste ferme, c'est tout à coup l'éternité qui est éphémère.…

Des pieds à la tête

Je n'ai pas oublié. Même après tous ces jours écoulés sans nous appartenir, sans nous étreindre et sans nous contenter, je n'ai pas oublié. Je n'ai pas oublié cette sensation délicate et sensuelle, cette sensation agréable et nouvelle éprouvée la semaine passée. Cette sensation d'accord parfait, quand nos pieds... quand nos pieds se sont mis…

Cher F., Cela fait bien trop longtemps que je ne me suis plus assise à une table et n'ai entrepris de t'écrire proprement et sagement (enfin, tout est relatif...). Lorsque je reprends mon carnet, c'est comme si je te reprenais dans mes bras, c'est comme une douce étreinte que j'aurais attendue depuis longtemps. C'est un…

Je ne t’ai pas dit…

Pour lecteurs avertis. Je me trouvai nue dans la cuisine. À moitié. Je portais mon petit débardeur léger. Le blanc, pourtouré de sa petite dentelle légère. Rien en dessous. Juste le haut, pas de bas. Fesses et jambes nues, à la merci du regard envieux et désireux du mari, qui me trouvait belle à souhait,…

D'un effleurement trivial Nos hanches se rapprochent et s'épaulent Buste contre buste Nos corps sensiblement s'épanchent et se cognent Du déhanchement de nos lèvres À nos ventres solaires animés Nos êtres solidaires s'étreignent Mon dos se calque épousant la roche masculine Ton torse claque éclaboussant nos poitrines viriles Belles parois voluptueuses de chair contre la…

À Thierry, À nos étreintes. À la kundalini Dans une lumière accueillante Filant le long des bassins ondoyant Se croisent des regards opalescents Expression des corps volubiles L'écho des souffles se réverbérant Se confondent les effluves volatiles En pâmoison les êtres s'abandonnent Les langues se pâment se déliant Ventres aimantés se répondant S'adonnent pleinement conscients…

Nos êtres consubstantiels

Le plus grand plaisir qui soit après l'amour, c'est d'en parler. Louise Labé   Je jouis donc j'écris. f. Cher F., J'ai tant envie de te parler d'amour. D'un amour muet mais dicible tant il est évident entre nous. Je voudrais te parler de nos gestes, de tous ces effleurements qui nous pénètrent et nous…