Inspirée par vos brèves j'ai fait de vos mots ce poème sans le vouloir, la plume aura dicté les miens. merci. L'heure qu'il est le soleil nous le dit exprime une liaison fidèle Dans un carambolage continu une aquarelle se délie et de muer le ciel toujours incertain sans faillir se dessinent les contours d'un…

Je trouve que l'oisiveté, quand on peut - et dieu sait si c'est rare - est une chose merveilleuse. Françoise SAGAN «Sur ce sentiment connu dont la langueur, l’apaisement m’obsèdent, j’ose apposer le nom, l’intime et tendre nom de paresse. C’est un sentiment devenu si désuet de nos jours, si contre-productif que j’en ai souvent…

Ton silence après l'amour me plonge dans un rêve solitaire : je sens encore ton membre et ta bouche solidaires, allongée sur le sol de confettis recouvert, petits morceaux éparpillés de bonheur qu'on balaye, d'un seul coup d'un seul comme des draps qu'on retire d'un geste ferme, c'est tout à coup l'éternité qui est éphémère.…

Cher F., J'aime toujours autant t'écrire. T'écrire c'est vivre, pour reprendre la citation de Marina Tsvetaeva. Même pour ne rien te dire. Comme aujourd'hui. J'ai pris toute la pluie. Ce soir je l'ai accueillie. Toutes ses gouttes. Toute sa fraîcheur. Toute son humidité moite. Toute sa force. Elle a lavé mes pieds meurtris d'immobilité de…

Enfin rentrés. La pesanteur nous tombe dessus comme un coup de massue. Il faut rester éveillés jusqu'à ce soir, même si nous avons très peu et trop mal dormi durant ce vol de nuit. Le décalage horaire va encore me coûter quelques jours, mais sans doute moins qu'à l'allée. L. est excitée comme une puce.…

Il règne un calme étonnant dans l'appartement. R. a ses écouteurs. L. mon casque sur les oreilles. Moi j'ai levé le nez de mon bouquin et j'écoute la cloche de l'église, qui sonne 18h je crois, le vent qui traverse la pièce en long et en large (je te parlais des courants d'air...) et le…