Ton silence après l'amour me plonge dans un rêve solitaire : je sens encore ton membre et ta bouche solidaires, allongée sur le sol de confettis recouvert, petits morceaux éparpillés de bonheur qu'on balaye, d'un seul coup d'un seul comme des draps qu'on retire d'un geste ferme, c'est tout à coup l'éternité qui est éphémère.…

Cher F., J'aime toujours autant t'écrire. T'écrire c'est vivre, pour reprendre la citation de Marina Tsvetaeva. Même pour ne rien te dire. Comme aujourd'hui. J'ai pris toute la pluie. Ce soir je l'ai accueillie. Toutes ses gouttes. Toute sa fraîcheur. Toute son humidité moite. Toute sa force. Elle a lavé mes pieds meurtris d'immobilité de…

Enfin rentrés. La pesanteur nous tombe dessus comme un coup de massue. Il faut rester éveillés jusqu'à ce soir, même si nous avons très peu et trop mal dormi durant ce vol de nuit. Le décalage horaire va encore me coûter quelques jours, mais sans doute moins qu'à l'allée. L. est excitée comme une puce.…

Il règne un calme étonnant dans l'appartement. R. a ses écouteurs. L. mon casque sur les oreilles. Moi j'ai levé le nez de mon bouquin et j'écoute la cloche de l'église, qui sonne 18h je crois, le vent qui traverse la pièce en long et en large (je te parlais des courants d'air...) et le…

Ça y est. Extinction de voix au réveil. Gorgées de thym et de citron. Chaleur accablante. Ressenti entre 40 et 45 degrés. Repos ? Pas tout à fait. Il faut sillonner la ville. Avons beaucoup marché. Première belle chute sur le béton armé québécois. Sublimes égratignures. Pas mécontente d'avoir pris la trottinette dans la valise.…

Jamais deux sans trois. En fait besoin d'aucun prétexte pour t'écrire mais tu le diras si j'exagère. Pas vu de jolie bibite ces derniers temps. Hier j'avais des envies. Envie de te plaire. Passé toute la journée en culotte dans l'appartement. Me suis mise à danser. Terrasse. Appartement. Terrasse. Bu un café. Cafetière à l'italienne.…

De tes nouvelles. De l'oxygène amoureux. Grosse fatigue aussi. Crois-tu que nos états soient parallèles ? Mal de gorge. Dans les courants d'air jour et nuit. Quelque chose d'étouffant dans l'air. Et l'affreux air conditionné sévit dès que nous prenons les transports. Bus-métro-métro-bus. Les distances sont trop longues, même au cœur de la ville. État…

Difficile d'écrire. Pas de circonstances propices. Une heure seule et une seule heure pour te donner des nouvelles me doucher et faire à manger. Pas le temps de penser à toi pourtant tu occupes tout le temps mes pensées. Le fil de ces pensées ressemble à un train qui file et ne s'arrête pas. Bel…