Pensée matinale (IV)

À bout de souffle Permets-moi... Permets-moi De penser à toi Un peu Beaucoup Au bout du compte Rester sans voix Et sans savoir Pourquoi Panique des sens Bleu désarroi De l'asphyxie Matinale agonie Manque ton regard Regarder l'évidence En face de soi À la folie Pas de doute Permets-moi De penser à toi Du matin…

La bohème

Bonheur d'aventuriers Menant vie de bohème Filament d'aubaine Roule le chemin Desserrant les liens Plume vive et sereine Agrippée au sentier S'accorde la bohémienne Ni à un lieu ni à un rêve Danse la bohémienne Sous tous les temps Errants les je t'aime Resserrent les amants Coule leur sang Coule la Seine Sous les ponts…

La première floraison

Au jour clair Libéré, le papillon de nuit agonisant contempler la ville accoudé au point d'horizon porter un regard sans fond contemplant le ciel chercher ton visage toisant les feuillages inondés de lumière déjà à l'abandon attendant les prochains rayons déposer un baiser solaire filtrant sensible à la première floraison f. crédit photo : laplumefragile…

Pensée matinale (III)

J'aurais voulu saisir comme on saisit l'instant saisir ces mots de toi Ta voix cet élixir en saisir un extrait Concret et puissant Ta voix a filé dans un firmament Ces notes tout cet or qui ne peuvent jaillir J'ai cherché Ton absolu le cœur palpitant à l'écoute d'un chœur floral et chantant J'ai cherché…

Comment naître

De ce que nous sommes Ancrés dans la terre Dire à l'air Que nous avons fait au mieux Sans comprendre le vrai Infidèles à nous-mêmes C'est taire l'essentiel Alors comment naître De ce que nous sommes ? f.

Des coquelicots, à Barbara

Sur le sentier Nous trébuchons Sans une égratignure Nous nous sommes relevés, cette fois. Les yeux ébahis devant ces fiers coquelicots Dressés sans se douter du poids Que nous les hommes leur faisons porter Un chapeau de pétales. Un fardeau vulnérable. Vite ! le souvenir qu'on dissipe dans une houle de pavots. Et le fragile…

Rubens, fleuve d'oubli, jardin de la paresse, Oreiller de chair fraîche où l'on ne peut aimer, Mais où la vie afflue et s'agite sans cesse, Comme l'air dans le ciel et la mer dans la mer - - Ch. Baudelaire, Les phares Tes mains sont mes mains Entrelacés mes doigts Sont tes doigts que je…

Quand tu te réveilleras Me laisseras-tu un peu de toi Me feras-tu entendre Le son de ta voix Je songe de près de loin Quand tu te réveilleras Quand je m'éveillerai Te trouverai-je là Où je ne t'attends pas Ou sera-ce autre chose Un bruit un odorat Quand je m'éveillerai Crois-tu que je te confondrai…