Éros n'a plus sommeil. Il est sorti de sa caverne. Il m'a surprise juste avant le réveil... tu étais là à demi allongé me surplombant. J'étais entre tes jambes contemplant ton corps filiforme et amaigri mais la chair attendrie, ton appareil au repos inspirant la tendresse et attisant l'envie... le reste ne s'écrit pas par…

La caverne d’Éros

Dans l'anfractuosité de ton amour Frissonnante je pénètre Frôlant ses aspérités ses contours Pour atteindre ton être Une existence enfouie depuis toujours Qu'on ne peut révéler faire paraître Mémorable vestige à l'abri des vautours Je cherche à t'approcher objet tant convoité Chaque pas dans cette dense obscurité Je te devine instinctivement Sans craindre l'ombre obscène…