La paume du jour sanguin alangui venu dorer ta croupe matinale caressante s'effile en douce sur tes seins fruitiers coques pleines mûrissantes couvertes de baisers dans l'air le feu poudre de café traînante sur nos lèvres corsage défait la pudeur rougit tes fesses encore nues vierges auréolées chaudes de la nuit fringale de chair à…

la feuille de tabac

Au demeurant il ne reste rien. rien qu'une envie - virulente de prendre ta main d'enfoncer tes doigts à cet endroit un à un de lécher ta peau convergente en tout point comme tu lèches ta feuille roulée de tabac tire-moi nue fume-moi il ne reste rien qu'une envie - pressante d'embrasser ta bouche pudique…

J'étais saoule. Je savais que je n'avais pas beaucoup dormi. Je nageais dans les nimbes de ma sueur chaude. Les draps étaient imbibés de notre amour, eux aussi. J'étais transie. Trempée. Une chaleur dense m'avait enveloppée toute la nuit. Il avait dormi paisiblement, et sa chaleur à lui avait pénétré nos corps, le matelas et…

Éros n'a plus sommeil. Il est sorti de sa caverne. Il m'a surprise juste avant le réveil... tu étais là à demi allongé me surplombant. J'étais entre tes jambes contemplant ton corps filiforme et amaigri mais la chair attendrie, ton appareil au repos inspirant la tendresse et attisant l'envie... le reste ne s'écrit pas par…

La caverne d’Éros

Dans l'anfractuosité de ton amour Frissonnante je pénètre Frôlant ses aspérités ses contours Pour atteindre ton être Une existence enfouie depuis toujours Qu'on ne peut révéler faire paraître Mémorable vestige à l'abri des vautours Je cherche à t'approcher objet tant convoité Chaque pas dans cette dense obscurité Je te devine instinctivement Sans craindre l'ombre obscène…