London skies

... Under the London skies I, feeling empty drifting away my blurry eyes Bloody at night Smokey the day Cloudy or bright Once for a while Under the sky Moved by the train Crowdy and vague Over the Thames ... Under the London skies I miss seeing inner beauty Into lingering eyes Brussels... Meanwhile Where…

Voici le mois de mai Aglaglagla Aglaglaé Voici le mois de mai... Samira, belle Pisane, s'en allait promener dans la lambrusque matinale À la recherche de son secret : la cueillette printanière des fleurs d'astragale La belle était vêtue pour l'occasion de frusques dominicales Curieusement en cette saison Samira cancanait autant qu'elle grelotait Pieds et…

Pensée matinale (II)

Il y a de ces matins Où je me sens confuse Dans un silence dissous Sans reprendre mon souffle Je respire et pourtant Je ne respire plus Les étoiles de tes yeux S'étiolent et se diffusent Dans mon corps absous Tout entier Ce matin encore Je me pâme en pensées Je sens alors ma muse…

Chers auteurs, chères autrices, Chair écrevisse, Chers lecteurs, chères lectrices Mes chers abonnés, Encouragée par les habitués de cet événement artistique adulé par les auteurs, artistes et poètes de notre belle communauté, je suis ravie de vous inviter sur laplumefragile pour participer activement à l'Agenda ironique du mois de mai ! En quoi cela consiste…

La couleur de la tendresse

Vois. Ta tendresse est nue, mobile et volatile Elle m'effleure, t'échappe et repart sans rien dire Sens. Ta tendresse est le parfum prenant, passager et fuyant de la glycine et du lilas tombant Goûte. Ta tendresse est un délicat souvenir tissé comme le napperon vichy qui recouvre la confiture Ta tendresse est sucrée, comme ton…

Dans cinquante mètres, nous arriverons à la place. Dans cinquante mètres, nous nous attarderons sur cette place. Nous continuerons de parler, pour ne pas briser l'échange. Parce que je veux encore t'écouter. Parce que tu veux encore me répondre. Parce qu'on ne veut pas se quitter. Parce qu'on veut encore s'aimer un peu, un peu…

Cher F., Courte lettre muette. La plus succincte, peut-être. Je me souviens quand sur les bancs nos baisers murissaient à l'ombre des passants sous le regard un peu voyeur surtout jaloux des arbres en fleurs. Cette floraison était pour nous. Elle existait, elle, pour le coup, en toutes saisons. Notre amour survolait le temps, surpassait…

- j'ai le vertige - je sais, depuis toujours. - alors pourquoi tu veux m'emmener là-haut ? - parce que notre histoire vaut le détour. - la terre ne te suffit pas ? - non. Toi et moi, c'est la terre ET le ciel. C'est comme ça. - tu me tiendras dans tes bras ?…

Et c'est là que mon cœur saigne Exactement là où tu me l'as pris En l'an de grâce incognito Dans cette vaste librairie Où trône ce grand piano Sur lequel s'est jouée L'histoire d'un fiasco Sorte de maladie sibylline Cœurs décomposés en morceaux Sans jamais former ce duo Et c'est là que mon cœur saigne…

Au printemps carillonne le silence de la Nature sacrée Au printemps résonne l'écho de Notre fragilité Au printemps ne dis mot. Religieusement, f.

Sensiblerie endimanchée

Sensiblerie : 1) "Sensibilité outrée et fausse; compassion ridicule et déplacée", sens péjoratif 2) évocation teintée d'humeur romanesque, propos romantique issu d'une rêverie poétique (acception inventée par laplumefragile) Contextualisation : Aujourd'hui j'ai fait une vraie promenade dans le vent; sans sensiblerie pseudo-romantique mais avec un romantisme authentique je peux dire qu'avancer dans les bras d'un…

À Thierry, À nos étreintes. À la kundalini Dans une lumière accueillante Filant le long des bassins ondoyant Se croisent des regards opalescents Expression des corps volubiles L'écho des souffles se réverbérant Se confondent les effluves volatiles En pâmoison les êtres s'abandonnent Les langues se pâment se déliant Ventres aimantés se répondant S'adonnent pleinement conscients…

Dans un espace introuvable, je t'ai trouvé ! Reste avec moi... un peu, rien qu'un peu. S'il te plaît. J'ai le temps. Ce temps n'est plus aux autres. Il n'est même plus à moi. Car ce temps m'accapare. J'ai du temps. Tant qu'il sera une denrée rare, je n'en donnerai plus aux autres. Le temps…

Me cherches-tu encore ? Dans les replis de l'aurore À l'aube d'un recommencement Dépoussiérons l'écrin où se calfeutrent nos sentiments Me cherches-tu encore ? Quand tu marches quand tu dors Enfouis dans tes souvenirs d'enfant Où sont allés se perdre nos cœurs adolescents ? Me cherches-tu encore ? Je sèmerai cailloux et poussière d'or Qu'un…

La plume et le pieu

Un tel titre annoncerait déjà l'issue d'une histoire. Vaut-elle la peine d'être racontée ? Écrivez ce que vous avez à dire, écrivait l'écrivaine qui évoqua dans une même phrase cette plume et ce pieu. Une plume, c'est si doux, si volatile, si joli. Qui aurait cru que la plume pouvait être une arme, une arme…

Cher F., J'achève presque mon quatrième carnet. C'est une belle progression. Je suis allée chez le typographe l'autre jour, histoire de me faire envie à ne regarder que ces beaux outils que sont les encres, les plumes et le papier. C'est à toi que je dois cet émerveillement. Même si... même si nous savons que…

La caverne d’Éros

Dans l'anfractuosité de ton amour Frissonnante je pénètre Frôlant ses aspérités ses contours Pour atteindre ton être Une existence enfouie depuis toujours Qu'on ne peut révéler faire paraître Mémorable vestige à l'abri des vautours Je cherche à t'approcher objet tant convoité Chaque pas dans cette dense obscurité Je te devine instinctivement Sans craindre l'ombre obscène…

C'est mardi Je t'attends transie De froid par le vent De faim par le ventre D'envie et d'ennui C'est mardi Le jour où j'écris D'une main tremblante D'un cœur indigent Des pages ternies C'est mardi D'une plume vert-de-gris Je retrace le temps Je chasse un amant Déserteur enorgueilli C'est mardi Dessinant l'amour fini Sur un…

J'aime dépeindre ton visage Poétique J'aime rendre ton image Biblique Mon imagination devient Prolifique Tu es... Magnifique Mais je te quitte. J'erre en vain dans un espace Chaotique Je cherche j'évite tes yeux bleus Électriques J'endure tout le jour ces secousses Sismiques Je compte en silence nos étreintes Orgasmiques J'ai le vague à l'âme Tantrique…

Le goûter

Comme deux écoliers Nous sommes allés au musée Celui-ci était fermé Nous avons donc profité D'une table pour pique-niquer Échanger notre goûter Deux tranches d'un tendre marbré Goûteux à souhait et bien dessiné Nous en avons savouré Les dernières miettes léchées Partageant un doux baiser Au parfum vanille cacaotée Comme deux écoliers f. crédit photo…

Au bout de mes lèvres

De mes lèvres à tes doigts Il n'y a qu'un rêve De dormir toi contre moi Une nuit sans trêve Du bout de mes lèvres Je songe à ta bouche Fine suave et rebelle À nos confiseries Partagées la nuit Des yeux à ta bouche Sucrée comme le miel Au bout de mes lèvres Savoure-moi…

croquis nu couché de Egon Schiele, 1918

Silencieuse, j'ai déposé les coussins je me trouvai dénudée comme un fil sans fin esseulée je me suis à moitié allongée j'ai saisi mon sein entrouvert mes jambes et bougé le bras. Silencieuse, j'ai alors chuchoté tout bas comme dans notre dernier entretien... Licencieuse, j'ai posé mes mains dans le bas rein j'ai jalonné ce…

Mon Amour, Dans leur incrédule persistance ces mots ont-ils encore leur pertinence ? Bien sûr. En tout cas, ils ont encore leur place dans ces lettres que j'écris encore avec beaucoup d'amour, beaucoup, beaucoup d'attention (et d'attention morte) à ton égard. Car je t'aime toujours. Le sais-tu ? Là où tu es désormais, fais-tu le…

Cher F., Cela m'avait manqué de me retrouver enfin seule (avec toi). Il faut dire que ces derniers jours n'ont pas été très calmes et les autres n'ont pas été très tendres avec nous. Je me sentais à bout. À bout de force. Au bout du bout. Je me suis littéralement endormie sur quelques lignes…

Je voudrais que tu m'écrives un mot. Peu importe le temps. Juste quand il le faut. Qu'importe ton humeur maussade. Je voudrais que tu m'écrives un mot. Pour que l'amour ne tombe jamais à l'eau. Je voudrais que tu sois comme cet homme. Qui se lève impavide même encor endormi. Pour aller déposer sa pierre…

Je veux te regarder Contempler ce rosier Ton écorce élancée T'admirer Me mirer Dans tes couleurs pourprées Je voudrais t'effleurer Caresser tes pétales satinés Qui vers le ciel veulent s'étirer Je voudrais te sentir M'approcher Humer ta peau cendrée Me laisser envoûter Par ce parfum musqué Je voudrais te cueillir Sans t'abîmer Te porter à…

CIEL BLANC (calligramme)

Page blanche Laisser vierge Colorer Rédiger Laisser pleine Immaculée Préserver Inventer Un horizon Imaginer Autre chose Un autre monde Combler Rencontrer Bouger les lignes Les écrire Dans un ciel nu Sans nuage L'inattendu T'attend Dans un ciel blanc Écris cette page f.

Cher F., Où dors-tu ce soir ? Il y a une panne d'électricité dans notre quartier. Je n'aime pas travailler dans le noir, mais j'aime lire lampe de poche allumée. J'essaye de suivre, une ligne après l'autre. Et je vois du coin de l’œil dissipé par les mouvements oscillants de la lampe posée sur mon…

Chers lecteurs (merci)

Chers lecteurs, Chers abonnés, Cher ami de passage, Aujourd'hui, laplumefragile a un an ! Oui, c'est un site très jeune, et je dois dire qu'à sa genèse, je n'y croyais pas trop. Je savais seulement mon besoin pressant et hurlant d'écrire. Pour le reste, aurais-je le courage, la volonté, la motivation d'écrire (régulièrement) ? Est-ce…

Nos souvenirs traversent des époques Et s'égarent sous nos chaudes redingotes Bien à l'abri du vent de la révolte Ils trouvent parfois refuge sous les feuilles mortes Nos regards équivoques se perdent dans la brume Scintillante et inondant le lac d'écumes Sous les yeux des passants qui éblouis contemplent Ces feuilles tout juste roussies depuis…

« J'ai lu tout Queneau » Ben mon vieux, quel culot ! t'es pas couillu, toi, j'aurais pu pensé quand il m'a sorti ça d'une traite. Mais non. J'avais pris cette affirmation à la légère en présumant que cela pouvait être vrai, sincère. Un homme comme lui, ça pouvait l'faire. Il en était bien capable…

la plume étanche

Billet un peu particulier. Expression brute. Sévère. Aride. La plume n'a pas voulu du papier. Le papier s'est refusé à la plume. Encre trop sèche, trop froide ? Le divorce n'est pas loin. La rage l'emporte : déchirure. Feuille noircie de ratures, d'une écriture saccadée, de caractères chinois qui n'ont pas réussi à raviver la…

Jardin secret

Egon Schiele, Umarmung liebespaar, peinture

Depuis combien de temps Trump n'a-t-il pas mis les pieds dans un jardin ? Depuis combien de temps n'a-t-il pas respiré le parfum d'un bouquet de fleurs ? Et si le dégel du permafrost pouvait être en majeure partie à l'origine du changement climatique que nous vivons ? Nos enfants nous en voudront-ils ? Et…

Cher F., J'en reviens à mes premières amours, mes lettres. Les seules qui parviennent à me canaliser. Hier, impossible d'écrire, mais aujourd'hui le temps s'y prête. La tempête est proche. Il a plu toute la matinée et la pluie n'a toujours pas cessé. Le vent s'est levé et les arbres commencent à tanguer. Les feuilles…

L’odeur du pain grillé

Reprenons à son sujet : petits seins, cul ferme, cuisses un peu fortes (nage), jambes rondes, très bonne branleuse (la main glisse, les jambes se replient, la tête va de droite à gauche sur les oreillers), excellente toucheuse (finesse des doigts, on oublie toujours que l'italien toccare a donné toccata). Pas de confusion, si fréquente,…

La coureuse

Lettre aux coureurs et aux lecteurs de Cécile Coulon Ce banc me nargue. Se faire narguer par un banc, c'est tout de même un peu fort. Au prochain tour, je l'ignore. Ah ! mais il est si beau dans cette lumière. À cheval, entre l'ombre des feuillages et le soleil. Dire que je pourrais me…

Le Cercle littéraire de Guernesey

Je ne sais pas si je trouverais les mots justes pour cette critique. Je dirais simplement que le film était beau. Les scènes, les décors, les personnages (clichés à souhait), l'histoire dans l'Histoire, le tout formait un cadre bien homogène, agréable et attendrissant. Mais, spectateurs abhorrant les romances presque indolores et les scénarios cousus de…

La fille aux yeux gris

Je regardai au loin et repérai une place libre. Je filai m'asseoir sans me presser car personne ne semblait vouloir s'y asseoir. Pourtant, ce n'était pas le monde qui manquait. Ce siège était une aubaine. Mon sac pesait. Je m'assis. Je posai alors un court instant mon regard instinctivement sur la personne à qui je…

éventails, NANJING, CHINE

Les souvenirs, c'est comme une collection de beaux éventails...

Je ne sais plus depuis combien de temps il m'arrive de faire ces insomnies, ces insomnies semi productives où l'activité d'écriture se met en branle. Mais jusqu'à présent, je n'ai jamais eu le courage d'un certain M. Proust...

Lettre à Houellebecq

Lettre à Houellebecq « Il est impossible d’écrire un roman […] pour la même raison qu’il est impossible de vivre : en raison des pesanteurs qui s’accumulent. Et toutes les théories de la liberté, de Gide à Sartre, ne sont que des immoralismes conçus par des célibataires irresponsables. »

Cher F., Cela fait bien trop longtemps que je ne me suis plus assise à une table et n'ai entrepris de t'écrire proprement et sagement (enfin, tout est relatif...). Lorsque je reprends mon carnet, c'est comme si je te reprenais dans mes bras, c'est comme une douce étreinte que j'aurais attendue depuis longtemps. C'est un…

La chouette

Ton silence est meurtrier Il m'accable de douleur Je n'y suis pas habitué Faisant plus de mal que de peur Ton silence meurtrit mon cœur J'entends la chouette hululer Pensant mes sens pénétrés Devant ces grands yeux voyeurs Dans un désert de torpeur Ton silence est balayé Par un vent complice guetteur Fissurant l'intimité f.…

J'ai la main. La mainmise ? Pas d'emprise. Ni de prise. J'avais la main pourtant qui conduisait. L'écriture était dirigée, bien manœuvrée. Une écriture colorée. Qui voulait bien faire. Qui voulait séduire, plaire. Qui avait du répondant, voulant satisfaire, prendre aussi les devants, et se laisser surprendre, guider, aimer... sans jamais vouloir s'effacer. Mais les…

Entropie

Je, caché sous une aile qui battait Tu, paré de multiples blessures On, dévisage un champ de plaies On dirait que la peureuse nature Même battante ne peut cicatriser Nous, épris du temps qui passait Remontant le fil à travers champs Cherchant le chas de l'aiguille Perdue dans cette botte de foin pourri Et vous,…