Cher F., Est-ce que je peux te parler de tes mains, ce soir ? Tes mains, qui m'ont parcourue pendant tous ces jours et toutes ces nuits, tes mains, qui se sont arrêtées sur toutes les parties de mon corps, des plus ouvertes aux plus secrètes, même dans ces endroits où l'on ne passe jamais…

Je décolère. Je ne pèse plus mes mots Ceux-ci sortent de terre Fuyant l'éternel caveau Je me raccroche à ta pensée Qui seule peut donner assez d'eau À cette plume cette plante cette pierre Mortifère autrefois trop souvent Ce soir je suis neuve Tirant un beau trait solennel Sur une âme veuve d’antan Je m'endors.…

Jouissance

Dans l'insolence de tes mouvements se glisse une cambrure assassine qui lente et vive se meut naturellement et dans ces nuits de givre je les dessine Murmures d'une beauté furibonde ondulante d'émoi s'embrasent à pleine puissance deux joues en joug empourprées de jouissance eaux vives diluviennes coulantes soif de joie à son comble f.

Cher F., Cela fait bien trop longtemps que je ne me suis plus assise à une table et n'ai entrepris de t'écrire proprement et sagement (enfin, tout est relatif...). Lorsque je reprends mon carnet, c'est comme si je te reprenais dans mes bras, c'est comme une douce étreinte que j'aurais attendue depuis longtemps. C'est un…

Je ne t’ai pas dit…

Pour lecteurs avertis. Je me trouvai nue dans la cuisine. À moitié. Je portais mon petit débardeur léger. Le blanc, pourtouré de sa petite dentelle légère. Rien en dessous. Juste le haut, pas de bas. Fesses et jambes nues, à la merci du regard envieux et désireux du mari, qui me trouvait belle à souhait,…

D'un effleurement trivial Nos hanches se rapprochent et s'épaulent Buste contre buste Nos corps sensiblement s'épanchent et se cognent Du déhanchement de nos lèvres À nos ventres solaires animés Nos êtres solidaires s'étreignent Mon dos se calque épousant la roche masculine Ton torse claque éclaboussant nos poitrines viriles Belles parois voluptueuses de chair contre la…

Nos êtres consubstantiels

Le plus grand plaisir qui soit après l'amour, c'est d'en parler. Louise Labé   Je jouis donc j'écris. f. Cher F., J'ai tant envie de te parler d'amour. D'un amour muet mais dicible tant il est évident entre nous. Je voudrais te parler de nos gestes, de tous ces effleurements qui nous pénètrent et nous…