Cher F., Cela fait bien trop longtemps que je ne me suis plus assise à une table et n'ai entrepris de t'écrire proprement et sagement (enfin, tout est relatif...). Lorsque je reprends mon carnet, c'est comme si je te reprenais dans mes bras, c'est comme une douce étreinte que j'aurais attendue depuis longtemps. C'est un…

Je ne t’ai pas dit…

Pour lecteurs avertis. Je me trouvai nue dans la cuisine. À moitié. Je portais mon petit débardeur léger. Le blanc, pourtouré de sa petite dentelle légère. Rien en dessous. Juste le haut, pas de bas. Fesses et jambes nues, à la merci du regard envieux et désireux du mari, qui me trouvait belle à souhait,…

D'un effleurement trivial Nos hanches se rapprochent et s'épaulent Buste contre buste Nos corps sensiblement s'épanchent et se cognent Du déhanchement de nos lèvres À nos ventres solaires animés Nos êtres solidaires s'étreignent Mon dos se calque épousant la roche masculine Ton torse claque éclaboussant nos poitrines viriles Belles parois voluptueuses de chair contre la…

Nos êtres consubstantiels

Le plus grand plaisir qui soit après l'amour, c'est d'en parler. Louise Labé   Je jouis donc j'écris. f. Cher F., J'ai tant envie de te parler d'amour. D'un amour muet mais dicible tant il est évident entre nous. Je voudrais te parler de nos gestes, de tous ces effleurements qui nous pénètrent et nous…

FAIM(S)

Éclipse de lune. Rouge sang envahissant les dunes. Moment d'égarement. Poésie propice à l'érotisme et à ses charmes décadents, le cœur fragile s'enfonça, lentement, sous le regard de l'astre diabolique imposant. Sise dans une voie sans issue, je m'enfonçais dans ce désert où ne régnait ni fin ni début. Je voyais cette oasis qui me…

Avant que nos corps s'entremêlent, ces nuits durant lesquelles nous vendons nos âmes à je-ne-sais-qui, avant ces étreintes charnelles, raconte-moi qui je suis.

Éros n'a plus sommeil. Il est sorti de sa caverne. Il m'a surprise juste avant le réveil... tu étais là à demi allongé me surplombant. J'étais entre tes jambes contemplant ton corps filiforme et amaigri mais la chair attendrie, ton appareil au repos inspirant la tendresse et attisant l'envie... le reste ne s'écrit pas par…

croquis nu couché de Egon Schiele, 1918

Silencieuse, j'ai déposé les coussins je me trouvai dénudée comme un fil sans fin esseulée je me suis à moitié allongée j'ai saisi mon sein entrouvert mes jambes et bougé le bras. Silencieuse, j'ai alors chuchoté tout bas comme dans notre dernier entretien... Licencieuse, j'ai posé mes mains dans le bas rein j'ai jalonné ce…