HORS DE MOI (II – l’émerveillement)

Cher Thierry, J'ai beaucoup repensé à ces échanges que nous avons eus -- les méninges s'agitaient et trottaient comme un petit shetland dans son manège -- pendant que je m'affairais chez moi et "en dehors de chez moi" (foutues courses de Noël -- si seulement c'était vrai, si seulement c'était l'homme qui porte ce nom…

HORS DE MOI

Ce jour-là, j'étais hors de moi. Hors d’œuvre. Hors du monde au beau milieu du monde. Je débordais comme un moule trop rempli, comme un vase qu'on aurait chargé, chargé, sans prêter attention à la quantité d'eau qu'il contenait, comme du lait qu'on n'aurait pas surveillé d'assez près. Or, je ne suis pas soupe au…

Un jour, un baiser. Cela ressemble à une émission télévisée. Au bout de ce baiser, y aurait-il un nouveau destin ? Demain, tu m'embrasseras. Mais je l'ignore encore, alors que je pense à toi. Je t'attends. J'attends tes mots. J'attends tes bras. Tes lèvres, posées sur ma bouche comme ton regard posé sur moi. Demain,…

Cher F., Où dors-tu ce soir ? Il y a une panne d'électricité dans notre quartier. Je n'aime pas travailler dans le noir, mais j'aime lire lampe de poche allumée. J'essaye de suivre, une ligne après l'autre. Et je vois du coin de l’œil dissipé par les mouvements oscillants de la lampe posée sur mon…

Cher F., J'en reviens à mes premières amours, mes lettres. Les seules qui parviennent à me canaliser. Hier, impossible d'écrire, mais aujourd'hui le temps s'y prête. La tempête est proche. Il a plu toute la matinée et la pluie n'a toujours pas cessé. Le vent s'est levé et les arbres commencent à tanguer. Les feuilles…

L’odeur du pain grillé

Reprenons à son sujet : petits seins, cul ferme, cuisses un peu fortes (nage), jambes rondes, très bonne branleuse (la main glisse, les jambes se replient, la tête va de droite à gauche sur les oreillers), excellente toucheuse (finesse des doigts, on oublie toujours que l'italien toccare a donné toccata). Pas de confusion, si fréquente,…

Cher F., Pour reprendre ton dernier message, je crois que tu n'as pas compris. Ou bien que tu n'as pas voulu comprendre. Ce ne sont pas les "sujets de discussion" qui sont indignes, ou indignes de ma personne. Je dirais plutôt que c'est toi qui as choisi le mauvais moment ou peut-être la mauvaise personne…