Cher F., Où dors-tu ce soir ? Il y a une panne d'électricité dans notre quartier. Je n'aime pas travailler dans le noir, mais j'aime lire lampe de poche allumée. J'essaye de suivre, une ligne après l'autre. Et je vois du coin de l’œil dissipé par les mouvements oscillants de la lampe posée sur mon…

Cher F., J'en reviens à mes premières amours, mes lettres. Les seules qui parviennent à me canaliser. Hier, impossible d'écrire, mais aujourd'hui le temps s'y prête. La tempête est proche. Il a plu toute la matinée et la pluie n'a toujours pas cessé. Le vent s'est levé et les arbres commencent à tanguer. Les feuilles…

L’odeur du pain grillé

Reprenons à son sujet : petits seins, cul ferme, cuisses un peu fortes (nage), jambes rondes, très bonne branleuse (la main glisse, les jambes se replient, la tête va de droite à gauche sur les oreillers), excellente toucheuse (finesse des doigts, on oublie toujours que l'italien toccare a donné toccata). Pas de confusion, si fréquente,…

Cher F., Pour reprendre ton dernier message, je crois que tu n'as pas compris. Ou bien que tu n'as pas voulu comprendre. Ce ne sont pas les "sujets de discussion" qui sont indignes, ou indignes de ma personne. Je dirais plutôt que c'est toi qui as choisi le mauvais moment ou peut-être la mauvaise personne…

éventails, NANJING, CHINE

Les souvenirs, c'est comme une collection de beaux éventails...

Lettre à Houellebecq

Lettre à Houellebecq « Il est impossible d’écrire un roman […] pour la même raison qu’il est impossible de vivre : en raison des pesanteurs qui s’accumulent. Et toutes les théories de la liberté, de Gide à Sartre, ne sont que des immoralismes conçus par des célibataires irresponsables. »

Le frisson

Nous sommes deux dans la même pièce et pourtant l'on se cherche, on s'attire. Amants, inexorablement aimantés par le désir. Il est là, lui aussi; c'est l'invité qu'on ne s'attend pas à croiser, qu'on n'a pas invité mais qui surgit comme s'il était chez lui, comme si c'était normal qu'il soit là, parmi nous, au milieu d'autrui.