Prise au vent calcaire
une voix tremble
et se perd
Sous couvert
d’un manteau de chair
qui s’effrite
du plus bel effet
de l’érosion érotique
EROS fuit renait revit
dans ces nuits volcaniques
Dans tes yeux fiévreux
tes bras de grès
Il s’accommode
de ton cœur graniteux
Sans prétendre
à vouloir y séparer
le grain de l’ivraie
Affleure à ton corps
poli et thermique
Tend Sa langue
d’où suintent
le bon le mauvais
Offrande sismique
Et dépose
sur ta bouche éruptive
le goût du vrai.

f.