Une architecture décadente Gagne la ville Paris a ses Lumières Des naturelles, des pauvres Des savantes Elle croît régner en maître Même après tout ce temps Échafaudages ruines outrancières La Seine pue la misère Les hôtels les riches Les ponts les passants Les péniches et les traversières Se remplissent De poètes ressuscités Nouveau genre soi-disant…

Car je t’aime

Cher F., T'écrire. Mais comment ? Avec quoi ? Non, ne me parle pas de ma plume, s'il te plaît. De mon cœur, peut-être, meurtris, orgueilleux, vaincu, dissolu, irrésolu, généreux ? Avant je pouvais compter sur quelques maigres encouragements. Aujourd'hui : néant. Fatalité nostalgique. Avant tu buvais mes mots. Aujourd'hui, c'est comme si tu les…

C'est le calmemutinC'est le lacheureuxqui cache la montagneC'est le pontonseul abandonnépréférant sa solitudeaux amoureuxles pieds dans l'eaumasqués drôle d'idéeC'est le soleilfeu-follet malinde dix-neuf heurestapant comme iln'a jamais tapéde la journéeC'est le souvenirdes mots de B.des lignes quinconcéesC'est l'échappée belleles becs sucrésqui remplacent les abeillesaffairés sous le figuierDix-neuf heures troisLes nuages grondeursbien sûrreprennent leurs droitsC'est toujours…

Quelques nuages Une pincéeDeux mêmeDe fleur de selLe sable dans les cheveuxÉchouéLe temps qui n'aPlus d'heure, seulementD'yeux pour le labeurQui est hors-champsSous les mûriersMaintenant. Tant mieux.Il était temps. f.

ImmiscéDans ton corps de poésieJ'irai cavaler pris d'allégresseSous tes sabotsPur-sang de joieLa ferveur de tes motsqui galopent font fi des heuresJ'apprivoiseraiTa folie qui se cambreelle seule à la traînequi ne veut pas mourirQuand la nuit s'endort. f.