Catégorie : Carnet libre

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  • et autres détails d’un Bruegel… oiseaux, marcheurs, joggeur, cycliste, symboles et signes de vie, de mort, et jeux d’hiver … et la nature dans sa simple splendeur.

  • Illustration lecteur WP : Pieter Bruegel l’Ancien – Paysage d’hiver avec patineurs et trappe à oiseaux – 1565 © Musée Royaux des Beaux-Arts de Bruxelles

  • Fire and Ice, Bruxelles, janvier 2026, photographie, laplumefragile

  • Ce deuxième texte vous est présenté dans le cadre de ma participation à l’Agenda ironique de déjanvier 25-26 sous l’impulsion tardive de Carnets paresseux, et en vertu d’une affection pour les renards et le japonais.

    Opportuniste de l’hiver tardif
    [mieux vaut tard que jamais]
    la neige s’échauffe heureuse
    pubère amusée
    fond vite, et …

    coule la gourgandine
    sur Kitsune la rousse
    renard au pelage blond doré
    maculé imbibé
    les narines des cerfs de Nara
    sont à l’affut de la cerise brûlée

    dans le paysage d’un faux printemps
    baigne l’image de Kuzunoha
    regard de feu blanc
    ramène à des temps magiciens

    Entre chien et loup
    un galoupiat grisé
    veut passer son chemin
    trop tard ! il a dégoupillé

    deux renards
    affamés à ses trousses
    babines de gaité.

    f.

  • Année nouvelle
    des voix s’élèvent
    Alice
    songeuse
    dans son train-train
    entend non loin l’entêtant
    c’estunjoyeuxnonanniversaire
    le souvenir d’une fête
    hors du commun
    Alice
    toujours petite en soi
    mène sa vie de galapiat
    pépère quotidien ingrat
    bouches à nourrir
    même-pas-beurk-les-épinards
    et-les-champignons-on-adore-ça
    maman en a mangé beaucoup
    quand elle était enfant

    Alice maman
    ma-manque
    manques ?
    ouverture sur l’imagination
    vide à combler
    s’étendre au pied
    d’un chêne-symbole
    longévité
    là où veillent et sommeillent
    les fragments du poète
    sommeil ? pas pour long
    envie
    rêverie
    douce onirique
    onanisme
    descente
    approcher le trou
    tomber dedans
    gare au lapin blanc
    se foutre de la montre
    oublier le temps
    Revie

    Alice revit
    à travers le miroir
    qui garde son éclat
    après tout ce temps
    reviviscence
    hop ! une fiole d’épiphanie
    amandes et crème
    hum ! hum ! hum !
    s’en mettre plein les doigts
    flairer le poème gourgandin
    transformation
    au-delà du regard
    yeux larges jamais éteints
    plongée dans l’horizon
    la femme est animale
    ennui en mutation
    désir sauvage
    autour d’Alice
    neuf renards neufs
    en meute
    courent s’ébrouent s’ébattent
    dans tous leurs états
    terre-eau
    terreau de feu
    étincelles dans l’air :
    un chapelier jaloux
    les jumeaux font les fous
    au milieu
    les renards se taillent
    la part du roi
    sans la reine de cœur
    fiers de donner à la galette
    ses splendides couleurs
    de goupil jolie rose rousse
    6 janvier : pile à l’heure
    et en retard
    pour l’agenda du douzième mois
    mais jamais pour la poésie
    ironique, tout ça.

    f.

    Ainsi
    fidèles lecteurs, filous participants,
    « acceptez l’offrande
    De ces gais récits enfantins,
    Et tressez-en une guirlande,
    Comme on voit faire aux pélerins
    De ces fleurs qu’ils ont recueillies,
    Et que plus tard, dans l’avenir,
    Bien qu’elles soient, hélas ! flétries,
    Ils chérissent en souvenir.
    » Lewis Caroll, trad. Henri Bué

    illu en-tête du lecteur WP : Vingt-deux études de renard, Rosa Bonheur, 1890

  • signé
    laplumefragile

    f.

  • Étude de la perspective,
    pour une plume, libre
    en point de lune.

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    Perspective, laplumefragile, Bruxelles, décembre 2025

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  • Chers lecteurs,

    Le 25 décembre s’achève, déjà ! Mais quel plaisir de vous avoir offert un calendrier de l’Avent pour patienter jusque-là. Vous pourrez retrouver chaque f/haïku du calendrier sur la page créée uniquement pour lui, reprise dans le menu en page d’accueil.

    Laplumefragile vous souhaite un très joyeux Noël tout en lumières, et vous laisse à vos fêtes, à vos proches, à vos textes et à vos couleurs, en vous glissant un dernier f/haïku qui me restait en réserve.

    Mon vœu égoïste pour 2026 ? Goûter et nourrir la chair, rechercher l’évasion, et chérir, soigner, entretenir encore la solitude heureuse qu’est la poésie, courtisane de mon cœur.

    Au plaisir de vous lire, de vous écrire, encore et encore, et de poursuivre mon petit chemin de poète en votre compagnie, si vous en êtes.

    lyre.

    MUSE
    ton mot favori
    celui des dieux aussi

    souffle-mot souffle-esprit
    mille brindilles sautent à la corde
    souffle-brise souffle-court
    braise larme silences sourds

    musique en cours
    koto dans la chambre
    haute instance des ondes
    où le chibre ondule
    sondant l’art du tout

    f.

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    Decoration: The Excursion of Nausicaa, 1920, par Dame Ethel Walker