Collages du dimanche

Il y a les bricoleurs du dimanche. Moi le week-end, je bricole des bidules.

Je dis souvent que je ne sais pas faire grand-chose de mes deux mains, grand-chose d’utile j’veux dire, donc de grandes choses, donc, quelques choses de grandes. Mais je sais quand même tenir un pinceau, coller (du papier-peint, entre autres !, des gommettes et du masking tape), et agencer des mots.

Et comme le cerveau bouillonne, qu’il lui arrive de tourner en rond aussi parfois, les activités manuelles sont un bel exécutoire, une échappée saine et agréable qui complète mes heures heureuses consacrées au texte.

Ce n’est pas une question de recyclage.

C’est peut-être une question de vie ou de mort.

Non à la mort cérébrale.

Ce qui compte, ce sont les étoiles, c’est-à-dire, les mots et les couleurs, ce dont on peut discuter à l’envi et à tire-larigot, ces choses qui sont toujours neuves, réinventées, réinstituées dans un langage qu’on croit connaître ou comprendre mais qu’on ne fait que découvrir à chaque lecture.

Ce qui compte, c’est la beauté d’un désordre mouvant qui donne un sens à l’intelligence, à ce que nous sommes.

f.

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merci à M. Bartleby pour son petit pamphlet-manifeste remis à l’occasion de la foire du livre d’artiste (23/1/26)