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à ses premières amours
à ce qui nous rendait
sourds
aux misères du monde
les yeux plongés
dans la profondeur des jours
ce quotidien maladroitement
bercé
abusé désabusé
qui ne sait plus
rallier ses bonnes causes
tirer vers lui
notre saisissante complicité
la seule capable
de redonner
le souffle vrai
à la fascination constante
de nos oeuvres humaines
armées sans complexité
sans donner toujours
la parole aux astres
ondulant sur les cordes
d'un langage non fardé
nos pensées pour elles-mêmes
ajustées
à la grammaire du coeur.
f.

8 (série des Chiffres), par Erté
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