Cher F., Courte lettre muette. La plus succincte, peut-être. Je me souviens quand sur les bancs nos baisers murissaient à l'ombre des passants sous le regard un peu voyeur surtout jaloux des arbres en fleurs. Cette floraison était pour nous. Elle existait, elle, pour le coup, en toutes saisons. Notre amour survolait le temps, surpassait…

Je voudrais que tu m'écrives un mot. Peu importe le temps. Juste quand il le faut. Qu'importe ton humeur maussade. Je voudrais que tu m'écrives un mot. Pour que l'amour ne tombe jamais à l'eau. Je voudrais que tu sois comme cet homme. Qui se lève impavide même encor endormi. Pour aller déposer sa pierre…