Le Chat de Newton

sous-titré : Aux confins d'un soir Cher F., La lune tremble, aveuglée. J'ai fait le mur. Je me suis perdue dans la ville pour te retrouver. J'ai remonté et descendu la grande avenue, attendu le train vainement sur le quai, veillé sur les tulipes plongeant dans leur sommeil sur fond de ciel saumoné, arpenté les…

J'aurais tant donné à écouter le ciel à me faire bercer de tes mots pour seule prière J'aurais tant été dévouée solitaire le timbre voilé je sombre aux confins d'une nuit agitée ô temple sacré dans laquelle seule la lune tremble dans son halo de lumière apeurée f.

Vous mon ciel Vous mon paysage Vous ma mortalité Vous mes états d'âme Vous ma liesse Vous mon péché Vous mes blessures Vous ma tendresse Vous mon fiel Vous mon encre Vous mon amoralité Vous mon ivresse Vous ma fierté Vous ma nature Vous qui me torturez Quand viendrez-vous sonner à ma porte ? f.

amour balade et…

Les jardins, les parcs, n'avaient pas peur d'oublier, EUX. Même les grenouilles chantaient encore à leurs crapauds notre amour qui s'est étang promené dans les alentours Nous, passé quand ?, éteint comment ?, l'avons envoyé balader Heureusement le printemps. Bientôt l'été. f.

09h00. L'envie me vient naturellement, au réveil, confirmée après le petit-déjeuner. Comme un besoin. Le corps et l'esprit me parlent et de conserve me portent. Tourmentée par des pensées encombrantes, matérialisées par ces derniers cartons dont je n'arrive pas à me débarrasser depuis l’emménagement, la seule issue pour les dissiper s'impose : la course à…

J'ai vu quelque chose tomber Ce n'était pas la pluie Ce n'était pas le vent Était-ce un objet ? Était-il court ? Était-il contondant ? J'ai vu quelque chose tomber Dans l'ornière de l'immeuble Était-ce une étoffe Un prolongement du bâtiment J'ai vu quelque chose Interrompre le ciel Les nuages et les feuilles J'ai vu…