Ça y est. Extinction de voix au réveil. Gorgées de thym et de citron. Chaleur accablante. Ressenti entre 40 et 45 degrés. Repos ? Pas tout à fait. Il faut sillonner la ville. Avons beaucoup marché. Première belle chute sur le béton armé québécois. Sublimes égratignures. Pas mécontente d'avoir pris la trottinette dans la valise.…

Jamais deux sans trois. En fait besoin d'aucun prétexte pour t'écrire mais tu le diras si j'exagère. Pas vu de jolie bibite ces derniers temps. Hier j'avais des envies. Envie de te plaire. Passé toute la journée en culotte dans l'appartement. Me suis mise à danser. Terrasse. Appartement. Terrasse. Bu un café. Cafetière à l'italienne.…

De tes nouvelles. De l'oxygène amoureux. Grosse fatigue aussi. Crois-tu que nos états soient parallèles ? Mal de gorge. Dans les courants d'air jour et nuit. Quelque chose d'étouffant dans l'air. Et l'affreux air conditionné sévit dès que nous prenons les transports. Bus-métro-métro-bus. Les distances sont trop longues, même au cœur de la ville. État…

Difficile d'écrire. Pas de circonstances propices. Une heure seule et une seule heure pour te donner des nouvelles me doucher et faire à manger. Pas le temps de penser à toi pourtant tu occupes tout le temps mes pensées. Le fil de ces pensées ressemble à un train qui file et ne s'arrête pas. Bel…

Cher F., C'était beau, nous deux, ce soir. C'était beau nous deux. Cela veut dire quoi ? C'est simple, cela va tenir en une lettre, celle-ci. Aujourd'hui, j'ai ma petite mèche rebelle, comme Proust avait la sienne. Cette mèche rebelle, comme elle est belle ! Elle te fait signe et t'invite à suivre sa courbe…

Cher F., Oh, tes mots, tes doux mots. Ils me font tellement de bien. Encore plus de bien quand je ne m'y attends pas, quand je crois que je dois faire jouer l'amnésie, quand je crois que je dois faire semblant d'oublier. Tout oublier. Pourquoi l'autre chante que ce n'est plus la saison du spleen…

Des pieds à la tête

Je n'ai pas oublié. Même après tous ces jours écoulés sans nous appartenir, sans nous étreindre et sans nous contenter, je n'ai pas oublié. Je n'ai pas oublié cette sensation délicate et sensuelle, cette sensation agréable et nouvelle éprouvée la semaine passée. Cette sensation d'accord parfait, quand nos pieds... quand nos pieds se sont mis…

Cher F., Cela fait bien trop longtemps que je ne me suis plus assise à une table et n'ai entrepris de t'écrire proprement et sagement (enfin, tout est relatif...). Lorsque je reprends mon carnet, c'est comme si je te reprenais dans mes bras, c'est comme une douce étreinte que j'aurais attendue depuis longtemps. C'est un…