Attends. Attends... Attends-moi. At...-tu viens de t'abandonner au sommeil, guerrier. Maintenant, tu transpires... Tu commences à évacuer les tensions de la journée. Ton corps est une machine. Tes pensées en pagaille soupirent, et se frayent un chemin dans l'ombre, et tu te joues des secousses nocturnes. La nuit est ton refuge, un abri où tu…

Cher F,En tandem j'entends battre nos cœurs.Je n'ai jamais poursuivi cette lettre. Quand était-ce ? J'ai dormi paisiblement cette nuit. Sentir ton ventre et sa chaleur m'ont fait le plus grand bien et m'ont réconfortée. Et si ce n'est pas toi, c'est cet oreiller. L'oreiller-ventre. T'en ai-je déjà parlé ? Ma fille commence à savoir…

Photo de Francesco Ungaro (bibliothèque d'images en accès libre) Revenirà soion est dimanche.Écrire.seulementj'ai oublié mon nomce soiren regardant les étoilesbrûlant mes rétinesRevenirà la page blancheondulationinfime et infiniede lignesJouir.Du ciel qui donne toutfranche mise à nuje toise là-bascelle qui tremblantebrille plus que toutMars ou Vénus ?celle qui guideSon nom ?Sans certitude non plusÉblouir.Sa présence seulesuffit pour…

Cher F., Il y a ce vent qui va m'endormir. Il monte, oui, je le sens, il susurre des mots, des sons. Il se montre, se fait sentir à ma fenêtre. Ce soir, il sera comme ta caresse. Je parie même qu'il sera plus généreux. Dommage que tu t'endormes si bien, si vite. Et moi…

Nocturne 1001

Bruxelles, nuit, septembre 2019 Nocturne 10 Juvénile, tendre, la promesse d'une nuit tranquille sur l'oreiller la joue chaude et candide et l'appel d'un parfum intérieur, celui de l'aubépine et passiflore, une floraison de plis intimes, je cherche ton odorat, je hume, je fouine, tu n'es pas là mais... le vent moteur t'apportera. f. "16 septembre",…

La mousson

Pour lecteurs avertis. Cher F., J'ai joui. Je suis allée endurer mon corps pendant une heure. De bonnes petites foulées. Des bonds, furibonds. Le soleil tapait. Je suis allée me réfugier sous les arbres du côté du K. où nous aimions aller nous balader, seuls,  toi et moi. Ce fut un doux épuisement à l'arrivée.…