Cher F., L'aube attenante au matin, je m'étais fait belle de jour et ai tenté de le rester jusqu'au petit matin. En vain. Je m'étais fait belle de nuit, j'avais gardé mes boucles d'oreilles, celles que tu aimes, mis une nouvelle chemise et revêtu le porte-jarretelles. J'avais terminé le labeur qui n'est rien d'autre que…

Un écran se dresse Je dois disparaître. L'amer cache la joie Les toits s'effacent. Une douleur règne indicible et connue. Le désarroi est atome d'une ampleur éblouissante. Il n'y a plus de tort La raison se fond dans l'horizon bleu. La résistance au monde est atteinte C'est la partie sombre. Impossible d'être seul Quand le…

Le Chat de Newton

sous-titré : Aux confins d'un soir Cher F., La lune tremble, aveuglée. J'ai fait le mur. Je me suis perdue dans la ville pour te retrouver. J'ai remonté et descendu la grande avenue, attendu le train vainement sur le quai, veillé sur les tulipes plongeant dans leur sommeil sur fond de ciel saumoné, arpenté les…

J'aurais tant donné à écouter le ciel à me faire bercer de tes mots pour seule prière J'aurais tant été dévouée solitaire le timbre voilé je sombre aux confins d'une nuit agitée ô temple sacré dans laquelle seule la lune tremble dans son halo de lumière apeurée f.

J'étais saoule. Je savais que je n'avais pas beaucoup dormi. Je nageais dans les nimbes de ma sueur chaude. Les draps étaient imbibés de notre amour, eux aussi. J'étais transie. Trempée. Une chaleur dense m'avait enveloppée toute la nuit. Il avait dormi paisiblement, et sa chaleur à lui avait pénétré nos corps, le matelas et…

Cher F., Est-ce que je peux te parler de tes mains, ce soir ? Tes mains, qui m'ont parcourue pendant tous ces jours et toutes ces nuits, tes mains, qui se sont arrêtées sur toutes les parties de mon corps, des plus ouvertes aux plus secrètes, même dans ces endroits où l'on ne passe jamais…