Nocturne 1001

Bruxelles, nuit, septembre 2019 Nocturne 10 Juvénile, tendre, la promesse d'une nuit tranquille sur l'oreiller la joue chaude et candide et l'appel d'un parfum intérieur, celui de l'aubépine et passiflore, une floraison de plis intimes, je cherche ton odorat, je hume, je fouine, tu n'es pas là mais... le vent moteur t'apportera. f. "16 septembre",…

La mousson

Pour lecteurs avertis. Cher F., J'ai joui. Je suis allée endurer mon corps pendant une heure. De bonnes petites foulées. Des bonds, furibonds. Le soleil tapait. Je suis allée me réfugier sous les arbres du côté du K. où nous aimions aller nous balader, seuls,  toi et moi. Ce fut un doux épuisement à l'arrivée.…

De la compote et du temps des cerises

Cher F., Va savoir pourquoi je traîne toujours cette brutale et vive synchronicité derrière moi. Non, ce ne sont pas des casseroles en soi, loin de là. Et c'est même très bien puisqu'elles font mes affaires, ces coïncidences quotidiennes et littéraires. Elles pourraient donner du grain à mon "grimoire", cette Estampe qui n'a pas du…

Pensée

Je veux croire que tout bascule dehors - que l'univers que l'on - qui, ce "on" ? - tient dans une tasse de thé et qu'à l'heure où seize heures sonnent au clocher alors je m'abreuve de ce qu'il y a en chacun de nous et qu'en dehors du monde il n'existe soudain plus que…

Cher F., L'aube attenante au matin, je m'étais fait belle de jour et ai tenté de le rester jusqu'au petit matin. En vain. Je m'étais fait belle de nuit, j'avais gardé mes boucles d'oreilles, celles que tu aimes, mis une nouvelle chemise et revêtu le porte-jarretelles. J'avais terminé le labeur qui n'est rien d'autre que…

Un écran se dresse Je dois disparaître. L'amer cache la joie Les toits s'effacent. Une douleur règne indicible et connue. Le désarroi est atome d'une ampleur éblouissante. Il n'y a plus de tort La raison se fond dans l'horizon bleu. La résistance au monde est atteinte C'est la partie sombre. Impossible d'être seul Quand le…