Poésie,
Mon amie,
Voici longtemps
Que nous n’avons causé
Comme des sœurs :
Toi, m’ouvrant le cœur
Moi, te répondant.
Voici longtemps,
Car, tu le sais, j’ai deux enfants
Et guère d’heures
Pour rêver comme naguère…
Mais je sens, chaque jour, sur ma vie,
Plâner ta grande aile épanouie,
Et je t’en remercie,
Ma poésie…
… Viens, auprès de mon Bonheur,
Je t’offre la place d’honneur,
Je t’offre mes mains enchaînées,
Et le silence de mes journées…
Ô Poésie,
Dans quelque temps,
Quand les enfants seront plus grands,
Nous reprendrons nos longues causeries,
Nos longues flâneries,
Et tu me diras bien des poèmes,
De ta chère et fidèle haleine…
Poésie, mon amie,
de Marie-Claire d’ORBAIX