Chers lecteurs et amis du temps qui court,
Chers abonnés de toujours,
Chers déserteurs du monde d’alors,
Bonsoir, bonjour,

Il fut un temps où j’écrivais assez. Ce temps a passé. Je me suis souvent demandée où il allait d’ailleurs, comme je me suis souvent demandée si toutes ces pattes de mouche laissées dans une toile d’aliénée ne devraient pas finir par cesser d’être piégées ici et là. Puisque je ne lis plus, puisque je n’écris plus, pourquoi continuer de payer ?
Ce temps, bah ! il reviendra probablement. Ce soir, par exemple. Bon moment. Ce soir, je sais où le temps a filé. Il a tissé une journée de labeur, encore une. La voilà derrière nous. Ce soir, je laisse inonder mon cerveau d’un succédané de lumière de l’étoile d’Earendil (lire ou regarder Le Seigneur des anneaux) : et j’écris ! pour sortir d’une voie glauque que je savais non sans issue !

Ma « fiole de Galadriel » (toujours lire ou regarder Le Seigneur des anneaux), c’est un peu Cindy aussi. C’est une voix, un guide (on dit « coach » par chez elle). Je crois que je vous en avais déjà un peu parlé il y a quelques années lumière de cela.
Aujourd’hui j’ai entrepris de parcourir autre chose que mes e-mails professionnels pour m’attarder (je n’aime pas ce mot) – pour arpenter d’un œil dilettante ces messages de vous, oui, vous ! qui continuez à lire, à écrire, à vous cultiver, à vous enrichir, à ne pas vous reposer sur votre clavier usé, votre linge à laver, votre vaisselle à terminer, les devoirs de vos mômes à corriger… et j’ai trouvé le message de CINDY ! Elle propose un défi intéressant (cliquez, oui, n’ayez pas peur, cliquez) pour les amateurs de mots et pour celles et ceux qui veulent, pendant 30 jours (et plus car affinités, c’est sûr !), faire un pied de nez à leur mignonne petite routine dans laquelle on s’enferme si vite qu’on en oublie même que c’est la routine. Cette roue qui fait du surplace, on dit que « c’est la vie ». La vie, bah !, ça passe aussi par ce genre de micro-objectif qui sert à stimuler la créativité et à nous sortir d’une zone de confort que j’appelle personnellement une zone d’inconfort tant la stagnation est inconfortable, je dirais même plus, insupportable. Cindy, elle, elle appelle cela les « 3 B » – bosser, bouffer, bailler. Peu réjouissant, tu en conviendras. 
Alors, tu aimes écrire ? Tu aimes Facebook (malheureusement il faut en passer par là apparemment) ? Tu jouis d’un compte wordpress qui compte les mots à ta place (on est chanceux, n’est-ce pas ?) ? Alors, tu aimerais peut-être ce que Cindy te propose pour te ressourcer et consacrer quelques minutes ou plusieurs heures même ! à ce que tu aimes par dessus tout (plus que ton chat, ton chien, et parfois plus que.. oui vraiment tout).

Voilà qui est dit. À bon lecteur comme on dit… !

Sinon, que vous dire depuis tout ce temps que je ne vous avais pas écrit ? Je ne vais pas vous parler de l’actualité ô combien PALPITANTE (virus contre vaccins, vaccins contre virus, élections américaines, tiens d’ailleurs, il en faudrait peu pour qu’il y ait un assassinat prochainement, les Américains sont notoires pour ça). Non, vraiment passons.
J’ai décidé d’offrir malgré les circonstances pénibles un bel anniversaire à ma fille sous le thème de Halloween. J’ai cassé ma tire-lire (le travail, le labeur, tout ça, ça sert à ça non ? sinon à quoi bon si l’on ne peut jamais en profiter, de toute façon, à choisir, je préfère qu’on m’enterre le compte vide plutôt que le compte plein !) – j’ai donc cassé ma tire-lire virtuelle pour un déguisement incroyable aux allures de Maléfique (lire ou regarder La Belle au Bois dormant), histoire de la surprendre et d’effrayer ses trois copines. « Confinement » et « contact rapproché restreint » (1 seule personne !) oblige, la petite fête se déroulera au parc. Surprise garantie avec ce déguisement. Je jubile déjà. Mouhahahahhaha !!!!
maléfica gifs | WiffleGif | Angelina jolie maleficent, Maleficent, Disney  maleficent
J’ai aussi passé quelques heures (quelques seulement) à revoir la trilogie du Seigneur des anneaux. Eh bien, j’ai été déçue. Je trouve que certains passages sont un peu surfaits. Est-ce que les films auraient mal vieillis ? Faut dire que… cela ne nous rajeunit pas. Mais dans quelques jours, miroir, miroir sous le saule, je serai… la plus belle de tout ce royaume, la plus vilaine aussi ! Et le temps n’aura plus d’emprise sur moi !

Après, est-ce que ce billet sera le dernier une fois la magie dissipée ? Vite ! un peu de lumière d’étoile et… 

Maléfiquement,

f.

Lord of the Ring, ep. III ou II je ne sais plus

6 réflexions sur “Chers lecteurs (le dernier mot ?)

  1. La plume fragile était dûe pour finalement se casser? Répandre son sang d’encre sur la vierge planche de lumière des internettes? Un(e) combattant(e) de moins dans l’armée des mots et cette guerre qui ne veut plus s’arrêter, un débarquement comme en Normandie où les plus déterminé(e)s marchent sur les victimes affalées sur les grèves pour mener le combat. Merci et au revoir fragile plume. Comme le chante un homme de chez moi : Quand les hommes vivront d’amour, il n’y aura plus de misère, les soldats seront troubadours, mais nous nous serons morts, mon frère.

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    1. Oh ! Vous m’achevez bien vite ! Après, c’est sûr qu’une plume, ça vole et ça s’envole mais… C’était un billet comme un autre ma foi, écrit dans un état d’esprit à la Pieter Breughel comme l’écrit D. Rolin qui romance sa vie dans l’Enragé : « Pieter Breughel, répétais-je entre autres banalités, que signifie donc vivre, hein ? Chaque matin tu te lèves avec obstination, tu laves ce morceau de chair qui est prétendument toi, tu enfiles tes membres supérieurs et inférieurs dans des cylindres d’étoffe qu’il faut parfois raccommoder […]; tu fourres dans le trou de ta bouche divers aliments, lesquels après transformation te sortent par le trou du cul. À quoi ça rime ? Tu parles à ta femme. Tu parles aux autres. L’humanité parle et parle et parle. Mais personne ne se comprend vraiment. […] N’y a-t-il pas dans ce rythme affolant de répétitions cent motifs souverains pour aller se pendre ? »

      Aimé par 1 personne

      1. Il y avait tout de même un merci et un au revoir dans mon propos, comme quoi on n’est morts que quand on est morts. Mais chez nous ici il y a un autre mot qui circule pour parler des gens à qui personne n’avait prévu une fin abrupte : la mémére à Ti-Paulo, trois minutes avant de mourir, elle respirait pourtant très bien. Re-bienvenue?

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