Au demeurant
il ne reste rien.

rien qu’une envie – virulente
de prendre ta main
d’enfoncer tes doigts
à cet endroit un à un
de lécher ta peau
convergente en tout point
comme tu lèches ta
feuille roulée de tabac
tire-moi nue fume-moi

il ne reste rien
qu’une envie – pressante
d’embrasser ta bouche
pudique éblouie
ce brasier miraculeux
qui ne s’éteint pas
d’embrasser ta queue aussi
en flamme irriguée
du fluide divin

ce n’était rien qu’un…
qu’un courant d’air écarlate
chaud qui m’emporta
loin loin loin
de cellules étourdies
lubriques répétant
viens viens viens
ce n’était rien qu’un…
qu’un désir d’étreinte

Au demeurant
il ne reste rien.

f.

6 réflexions sur “la feuille de tabac

  1. Massification du désir
    Baobab virtuel
    Au pied de mon odalisque
    En Flandres,sur la route des moulins
    Vaisseaux et ridules irrigués
    Ductile: enfin j’entre en fusion!!!

    Tour de Pise
    Tosane…Lasagnes
    Entre les griffes de la Balance
    Entrecuisses…Entremets
    Le monde à l’endroit,
    reposé
    Appuyer encore sur le bouton
    Exercer mon mâle métier
    Contre le mur de la gare muette maintenant
    Tu crieras mon exotique prénom

    Aimé par 1 personne

    1. Entrée en gare
      fumée claire
      Ô la douce atmosphère
      Ménil Mon Temps
      Tintamarre
      Prends-moi la main
      Remontant
      Montmartre
      Remontons
      Le plaisir est de bon augure
      Ferons-nous bonne chère?
      J’en suis sûre
      Rhum chocolat chaud
      Champagne, t’écries-tu
      Allez c’est de bonne guerre
      Tant qu’elle ne dure
      pas trop
      Souffle court
      Coronav… !!?
      Ah non, ce n’est que toi
      que l’amour
      puisque nous avons
      été absents
      si longtemps
      et le cœur
      d’en avoir souffert
      … hummm
      Continuons !

      Aimé par 1 personne

  2. Yeux du tyran laineux
    Hantant mes nuits
    Un dragon de glaise
    Fané
    Fantoches sentiers
    Plus bas dans la cuvette
    Maintenant refaire de la bicyclette
    Au matin
    Admirer les huiles
    Manger cette dorade grillée
    Et forer un puit de pétrole
    en Alaska déneigee
    Être riche
    Finie la mendicité
    Briller comme le satellite Titan
    Car les Dieux m’ont fait la guerre
    Calvaire
    L’icône a suintee dans le sanctuaire
    Contempler
    Et contester la farce du réel bicolore
    Mes nuits seront calmes
    Je donnerai du plaisir
    Un souffle chaud dans mon cou
    Enfin,le dragon partira
    Vérité chromatique
    Comme une robe rouge gainee de noires échasses

    Le bonsoir chère plume…
    Poétiquement dans les restrictions

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