Encre illustration Koen TinelRecueillir
courbaturé
l’essence oubliée
Glaner
ce qu’il reste de beau
dans le discours appauvri
Rédiger
quelque note sur le dos
d’une Gymnopédie
Sentir
doigts langue rétines
erratiques engourdis
Syntaxe synapses souffle
inquiétante paralysie
Supporter
fibres sans kératine
bras endoloris
corps absorbeur de cris
tous les cris
Restituer
lettres et syntagmes
à la lueur
du noir de la nuit
étrange amalgame

reste l’étrangeté
et le cœur qui vibre
et pour l’indigence
tant pis

f.

Illustration : encre, Koenraad Tinel

12 réflexions sur “Tant pis

  1. En train de bouillir
    Une étuve comme un stade des mers ioniennes
    Pitbull déchaîné ou cycliste roulant masqué
    Tous les soignants infectés
    Dois je avoir peur ?
    Tant je n’ai jamais aimé l’hôpital
    Juste envie de pâtes aux fruits de mer
    Me laisser pousser les cheveux
    Et faire ivre de la moto
    Tromper leurs radars
    J’avais tu sais ébloui la sorcière magenta
    Je monte, je valide et descend
    Le bus me conduisant
    Vers la beauté en jarretelles
    Qui hurle, pourtant calme ondulation
    Danse artisanale
    Nouvelle norme conjugale
    Oliviers dans le printemps monotone
    Prendre soin y compris de nos regards
    Modeler le fuselage dans la distillerie féconde

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    1. J’arrive dans cette ronde
      Parée de tes mots
      Longitudinaux oblongs
      Filiforme je suis tienne
      Sur un fil de fer
      Qui lacère
      Maudite éprise
      Attendant la lumière
      Là sous le silence
      Nue comme la pierre
      Je finis par rougir
      À genoux finalement
      En prière devant
      Ces bêtises sincères
      Dans la nuit tout se tait
      La pensée divine elle
      Jamais ne s’enterre.

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  2. Je suis né dans une usine de galettes
    Pastiche du mirage outrageant
    Je surligne l’horreur
    Et loue l’immense des hangars majeurs
    Immédiat conte éponyme
    Et cette clef toujours perdue
    Gravure dans ma chair
    Comme cette flasque vidée
    Ce printemps dont on ne peut profiter
    Vaguelettes sur notre caravelle cabossée
    Ciel de traîne sans poussières
    Le personnage :un enfant autiste
    Jouant avec sa toupie
    Le colibri…

    Le cormoran à dessein
    Nos bâtiments comme des vestiges rupestres

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  3. Mes dernières productions vous plaisent donc chère plume?
    Je partagerai donc tous mes écrits avec vous chaque jours que Dieu fait et s’il me prête vie(un virus de pangolin ou chauve-souris peut il tuer un poète ?.)
    Je suis allé à l’épicerie prendre une bière de trappiste pour vous rendre hommage ainsi qu’ à votre plat pays ainsi qu’à ce cher Tintin,compagnon indéfectible de mon enfance.
    A vous chère Balance

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