Je décolère.
Je ne pèse plus mes mots
Ceux-ci sortent de terre
Fuyant l’éternel caveau
Je me raccroche à ta pensée
Qui seule peut donner assez d’eau
À cette plume cette plante cette pierre
Mortifère autrefois trop souvent
Ce soir je suis neuve
Tirant un beau trait solennel
Sur une âme veuve d’antan

Je m’endors.
Pensant à ton être sincère
Ton petit corps si frêle
Au bout duquel pourtant
Pointe ce long fusil charnel
Cette chair qui m’appelle
J’attends la fois prochaine
Et tes mots encore tes mots
Sans l’ombre d’une parole en l’air
Disant intensément je t’aime
Criant la nuit tombant

f.

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