Chers lecteurs,

Entre nous, nous parlons souvent de plume. J’ai choisi cet éponyme pour mon blog et mon pseudonyme pour des raisons multiples. J’écris, partant, parler de plume paraît simple, évident et cohérent. Néanmoins, jusqu’à aujourd’hui, j’ignorais fondamentalement la biologie de cet élément naturel, fragile, gracieux et gracile, léger, qui se développe sous plusieurs formes, et qui donne tellement de matière à notre réflexion, qui nous offre tant dans notre quotidien, que l’on aborde, touche, frôle à des occasions diverses et variées. Je vous propose ici un petit tour d’exposition pour vous conter la naissance d’une plume (source : musée des sciences naturelles de Bruxelles).

Bonne lecture, bonne visite !

f.

Les plumes servent à voler, isoler, séduire, intimider… Les pennes qui permettent le vol, les plumes de contour qui couvrent le corps et le duvet qui garde la chaleur en sont les principales sortes. Produites par la peau, elles sont faites de kératine comme les écailles, les poils, les ongles… Elles sont composées d’un axe central (le rachis) creux à la base (le calamus) et encadré de deux vexilles (des rangées de barbes munies de barbules lisses et à crochets).
STAGE 1
D’après les scientifiques, les plumes modernes, au cours de leur croissance, passent par les mêmes stades que ceux qu’ont connus toutes les plumes au cours de leur évolution, depuis leur apparition chez des théropodes comme Sinosauropteryx jusqu’à aujourd’hui. Ils supposent qu’à chaque nouveau stade correspond une innovation.
Au cours du premier stade, sous l’épiderme, naît une papille dermique, qui s’allonge en un simple tube creux, le germe.
STAGE 2
Au deuxième stade, un anneau de cellules se forme à la base du tube et se creuse peu à peu : c’est le follicule. À l’intérieur du follicule produit des barbes simples tandis que l’extérieur se transforme en calamus d’où les barbes sortent. À ce stade, les plumes constituent une sorte de duvet primitif qui conserve la chaleur corporelle et protège du froid.
STAGE 3
Au début du troisième stade, soit les barbes commencent à fabriquer des barbules, ce qui donne des plumes duveteuses, soit elles constituent un rachis au fur et à mesure qu’elles se forment, ce qui donne des plumes planes avec des barbes simples. À la fin du troisième stade, les plumes sont planes et munies de barbes ramifiées en barbules lisses.
STAGES 4 ET 5
Au quatrième stade, se développent des barbules à crochets qui s’attachent aux barbules lisses des barbes voisines. Cela a pour effet de resserrer les barbes, ce qui rend les vexilles étanches et résistants et les pennes aérodynamiques. Mais ce n’est qu’au cinquième stade, quand les pennes des ailes (les rémiges) et de la queue (les rectrices) deviennent asymétriques, qu’elles permettent le vol actif.

5 réflexions sur “La plume habile

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