M’en voudrais-tu

Et si je te disais Que je ne t'aime plus Que l'alchimie a disparu M'en voudrais-tu ? Si la chimie avait raison De notre relation M'en voudrais-tu ? Si l'amour peut renaître Ailleurs sans fioritures M'en voudrais-tu ? Car avec toi l'amour N'est plus une sinécure M'en voudrais-tu ? Défaire ce fardeau Qui lacère un…

Le ventre ligoté Organes et sens Sensiblement Emprisonnés J'ai froid Dans la gorge Coule la lie Empoisonnement De l'oubli Je tremble Intérieurement Sans m'arrêter Le corps absent Abandonné La chair endolorie Pas de son pour crier Je m'évanouis Dans le blanc De tes yeux Immensité givrée Sang Paralysé Veines Laminées Cœur exsangue Vidé Brève apparition…

Ne pleurons pas Notre-Dame. Échafaudage culturel et historique de notre humanité, Œuvrons à son éternelle construction. Prière pour éloigner les affres du feu de Saint-Elme Et j'ajouterai ton nom En haut de l'édifice Comme un cierge qu'on allume Pensant qu'il brûlera Et nous donnera un fils Les cœurs pour toujours enflammés Énergies palamites De grâce…

Chers lecteurs (poésie-relais)

Chers lecteurs, Chers abonnés, Cher visiteur, Mon dernier billet, intitulé La marche mais curieusement inscrit sur une immense vague, m'incite à vous parler d'une auteure-poète, Isabelle Bielecki, rencontrée lors d'un "sarau" (du portugais, comprenez assemblée, réunion, rassemblement populaire) de poésie à Bruxelles. En l'écoutant et en lisant sa poésie, j'ai perçu un écho certain à…

Dans cinquante mètres, nous arriverons à la place. Dans cinquante mètres, nous nous attarderons sur cette place. Nous continuerons de parler, pour ne pas briser l'échange. Parce que je veux encore t'écouter. Parce que tu veux encore me répondre. Parce qu'on ne veut pas se quitter. Parce qu'on veut encore s'aimer un peu, un peu…

Haïku premier

Pour PALIMPZESTE. gouttes en trombe pluie de joie cœur tremblant au bout de la plume l'oiseau d'hiver glace irisée envol au bord de la margelle f.   crédit photo : Pauline Delaunay (compte flickr)

Cher F., Courte lettre muette. La plus succincte, peut-être. Je me souviens quand sur les bancs nos baisers murissaient à l'ombre des passants sous le regard un peu voyeur surtout jaloux des arbres en fleurs. Cette floraison était pour nous. Elle existait, elle, pour le coup, en toutes saisons. Notre amour survolait le temps, surpassait…

- j'ai le vertige - je sais, depuis toujours. - alors pourquoi tu veux m'emmener là-haut ? - parce que notre histoire vaut le détour. - la terre ne te suffit pas ? - non. Toi et moi, c'est la terre ET le ciel. C'est comme ça. - tu me tiendras dans tes bras ?…