Le petit poucet

Me cherches-tu encore ?
Dans les replis de l’aurore
À l’aube d’un recommencement
Dépoussiérons l’écrin où se calfeutrent nos sentiments

Me cherches-tu encore ?
Quand tu marches quand tu dors
Enfouis dans tes souvenirs d’enfant
Où sont allés se perdre nos cœurs adolescents ?

Me cherches-tu encore ?
Je sèmerai cailloux et poussière d’or
Qu’un jour tu pourras suivre alors
En suivant le zénith si tu as des remords

Dans la torpeur du crépuscule
Me cherches-tu encore, à présent ?

f.

 

texte : laplumefragile
crédit image : Illustrations Pauline Amelin Mam’zelle Poopi

9 réflexions sur “Me cherches-tu encore

    1. ah oui, tu le trouves triste ? je l’ai écrit avec une certaine sérénité tout de même. Je crois que physiquement nous jouerons toujours à cache-trouve, métaphoriquement, on se retrouvera toujours. Les écrits sont faits pour ça, n’est-ce pas ?

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      1. Je le trouve qu’il a de la tristesse. Peut-être est-ce ma façon de le ressentir ?
        Mais surtout, je le trouve très bon. Il a un bon rythme, les mots coulent les uns derrière les autres pour former de belles phrases ou vers, avec cette question qui revient régulièrement. Cette dernière est peut-être la source de la tristesse qui émane de ton texte. 😊

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      2. Merci beaucoup Ibo ! je remarque que les poèmes qui font souvent mouche sont ceux que j’ai « jeté » très vite et spontanément sur le papier, et surtout que je ne retravaille jamais. Merci encore ! ❤

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      3. C’est vrai qu’il ne faut pas toujours trop les travailler.
        J’en ai retrouvé un vieux, simple, court et j’ai essayé. Je n’y arrive pas. Peut-être que finalement, je vais le publier tel quel.

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  1. Une émouvante reprise de contact avec ces états de pureté originelle et d’innocence qu’ont connus les Enfances heureuses, si j’ai bien saisi le propos.
    Alors, finalement, ce seront toujours les attachements qui l’emporteront ?

    Dommage, par contre, la répétition :
    « tu pourras suivre alors
    En suivant le zénith »

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    1. Coucou, merci pour ton avis. Ce poème évoque un peu l’enfance en filigrane, oui bien entendu, mais surtout notre âme d’enfant que nous avons perdue, délaissée en grandissant. Cette joie infinie, ces éclats dans les rires, dans les extases, dans le ressenti, que nous n’osons plus laisser s’échapper, sortir de nous-mêmes. Et puis la recherche de l’autre, d’un autre qui nous ressemble et qui nous complète, qu’on a rencontré, auquel on s’est attaché, qui est peut-être parti ou que l’on a oublié avec le temps et les circonstances de vie, mais que l’on n’a jamais vraiment perdu de vue.
      L’attachement n’est pas une fin en soi. Je ne sais pas si l’on peut dire que « les attachements l’emporteront » nécessairement.
      Pour ce qui est de la répétition, ah, ah, je sais que la langue française abjecte les répétitions. Mais ici en l’occurrence, cela ne m’a nullement gênée dans l’écriture, ni dans la relecture. La forme infinitive suivie (encore ce verbe ^^) de sa forme gérondive s’assemblent. Comme disait Ibonoco, je trouve que c’est fluide. De surcroît, ce verbe se rapporte tantôt aux indices semés, tantôt à la direction. On dira que cela atténue l’effet de répétition. Merci encore !

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