Éros n’a plus sommeil. Il est sorti de sa caverne. Il m’a surprise juste avant le réveil… tu étais là à demi allongé me surplombant. J’étais entre tes jambes contemplant ton corps filiforme et amaigri mais la chair attendrie, ton appareil au repos inspirant la tendresse et attisant l’envie… le reste ne s’écrit pas par sms.
J’ai alors pris ma plume insoumise, l’indomptable plume, fébrile. Elle sera indécente. Elle sera belle. Comme tu me l’as dit.
Reste belle. Reste indécente. Reste plume fragile.
Te voyant j’ai agrippé ton membre délicatement. Je l’ai frôlé avant. Effleuré. J’avais envie. Envie de nous faire chavirer. J’ai ôté les draps qui nous recouvraient. Je les ai abaissés jusqu’aux chevilles. Te voilà. Nu. Sans ta belle chemise.
Sans m’éveiller, j’avais les sens éveillés. Pour toi. Comment m’es-tu apparu, F. ? Comment arrives-tu jusqu’ici sans te faire remarquer ? Je sentais ta peau, parfumée comme mes mots. Elle sentait comme ta main, tes doigts, ta bouche après les dernières bouffées de chaleur. Ton sexe. Son odeur. Je suis remontée jusqu’à mi hauteur. Là. Ton membre à ma portée. Une caresse enfantine du nez. Un geste de la main franc, serrant, pour l’apprivoiser. L’amadouer. Mise en bouche, juste une petite bouchée. Retrait. Je veux te regarder. Tu as la tête penchée. Tu portes un sourire malicieux, contenté. Ton corps est exquis. Je veux l’embrasser. L’embrasser encore. Je veux retomber sur ta verge. Je veux l’envelopper de mes lèvres les plus douces, chaudes à souhait. Elles sont gourmandes. Elles sont gourmandes de toi.
Je sens que je t’ai réveillé. Je veux nous bousculer. Je veux sentir nos âmes s’étreindre. Ne pas sentir le feu s’éteindre. Je me meus un peu plus. J’ondule. Je danse pour toi. C’est l’appel des ventres. Je me redresse. Je veux venir sur toi. Je voudrais me poser franchement sur ce membre mouillé et qui s’est étiré pour me parler, m’approcher, me sentir à son tour. Je palpe tout ce que je peux toucher. Tes hanches, ton torse encore ensommeillé, tes épaules rocheuses, ton cou. Je passe mes bras derrière ta nuque. Tu as chaud. Pas trop. Chaud comme il faut. J’ai redressé mon buste et écarté mes jambes. T’enjamber. Je voudrais venir m’asseoir. Là. Ton membre est encore plus chaud que toi. Il est prêt à me recevoir, je crois…

f.

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