Agitée comme un poisson sans tête
Il fallait que cela cesse, immédiatement

Sans un bruit
J’entrouvris un œil et tu te trouvais là
Comme un songe immobile tu ne bougeais presque pas
Seuls les sonars de la rue signalèrent ta présence
Ton ombre était suspendue et prenait tout son sens
Tes formes gigantesques tes bosses grotesques
Soyez les bienvenues

Sur ce plafond immaculé planait ton blanc laiteux
Tu ondulais cétacé allongé énorme et disgracieux
J’eus l’envie d’ouvrir mes deux yeux
Tu veillais sur mon sommeil remuant
J’étais comme dans un rêve bleu blanc
Mais j’étais éveillée te trouvant fort gracieux
Tu te tenais là dans l’interstice, sagement
Te voilà au-dessus de moi sur un fond gris d’encens
Ami pourquoi as-tu quitté ton Saint-Laurent ?

Je sentis que mes paupières se renfermaient, lentement
Furtivement tu étais encore présent faufilant
Entre fenêtre et lampadaire, doucement
Ne t’en vas pas maintenant
La nuit est encore longue
Ce soir cette nuit est comme un trou béant
Laisse-moi plonger et m’endormir dans ton élément
J’entends encore tes sons du fond de l’océan

Silencieusement

f.

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