Quand est-ce qu’on s’aime, dis-moi ?

Tactile mais pas smartphone, t’es pas e-mail, t’es pas courrier, t’es pas texto.
J’ai pas What’s app (ça changerait quoi ?), t’as pas Facebook (faut dire, jm’en fous aussi, je n’aime pas ça). C’est pas un crime, mais bon, quand est-ce qu’on s’aime, dis-moi, quand t’es pas au bureau ?

Comment cultiver le plaisir quand t’es absent ? Pourquoi ce n’est plus comme avant ? Avant tu répondais sans te poser d’question. C’était il y a trois ans.

Gamin, l’amour, c’est d’l’attention. Qu’est ce que tu m’donnes ? Mais à quoi bon ? Y en marre de t’faire la leçon comme si t’étais un p’tit garçon. Y en a marre d’attendre que tu fasses une apparition.

Travail, migraine, enfants, pas l’temps, t’auras toujours un truc bidon, même si tu n’te retranches pas toujours derrière ces raisons. Derrière mon cul en revanche, ça c’est une autre question.
T’as pas idée de la peine que tu m’fais. À réagir à la vue d’mes seules fesses, faut croire qu’y a plus que ça qui t’intéresse. Autrement y a personne en dessous du balcon. Y a personne qui chantonne, y a personne qui répond. Tu m’fais du tort et tu le sais. Mais ça ne change rien. Tu comprends pas mes sentiments, mes émotions. Tu fais semblant.

T’as tout gâché, j’suis dégoûtée. J’te d’mandais pas la lune pourtant. Un appel, un message, un mot, au sens propre comme au figuré. Je n’recherchais que ta présence, un lien concret, histoire d’nous préserver, histoire d’continuer à s’aimer.

Y a que tes intérêts qui comptent, les besoins des autres tu t’en fous. Et je n’te parle même pas de compromis, de romantisme ou d’engagement. Juste un élan, un geste simple, une attention. Chez toi, c’est vraiment pas donné. On se demande ce que ça peut t’coûter.

Quelles questions peux-tu bien t’poser ? Qu’est-ce qui t’empêche de m’contacter, de m’faire un signe, de me séduire, de m’titiller ? Quelle peur ? Quel manque d’envie ou de motivation ? J’ai beau relire ton dernier mail du mois de janvier, tu ne m’as plus écrit depuis. Si t’avais plus envie, si t’étais plus intéressé, fallait me rembarrer !

T’es comme Rousseau ou quoi ? Tu penses peut-être que quand tu n’es plus là, les autres ne pensent plus à toi ? Laisse-moi te dire, t’es qu’un idiot pour penser ça.

Le silence a du bon, c’est vrai, j’crois bien que t’as raison. Si seulement j’avais été comme toi, j’aurais jamais fini dans tes bras. Et la lune, celle-là, tu l’aurais jamais vue comme ça !
Ils me servent à quoi tes bras si c’est pour m’en entourer une seule fois par mois ?
À présent, il est où l’désir, il est où ? je sais pas. Faudrait p’tet demander à Christophe Maé.

Je voudrais bien me détacher de toi. Ça ferait tes affaires, n’est-ce pas ? On s’en port’rait que mieux, crois-moi. S’amouracher d’un gars comme toi, c’était vraiment pas la meilleure des idées. Pourquoi m’avoir donc laissé continuer ? Continuer à te parler d’intimité, continuer à t’écrire, continuer à t’aimer, ça n’a pas de sens si y a pas d’réciprocité. Suffit pas d’un « je t’aime » glissé sur l’oreiller.

Surprise. Coup de téléphone de toi, au moment où je slame, l’amour dans l’âme. Coup de bol ? M’inviterais-tu à déjeuner ? J’apprends que t’es rentré. T’entendre me met le cœur en joie. C’est vraiment bête une gonz, parfois.
Tu parles, le coup de massue, le coup de grisou, ça j’crois! J’me sens naze de chez naze. Quand jt’écrivais qu’j’voulais entendre ta voix, c’était assurément pas pour entendre ça. Cet appel spontané, c’est sûr que ça sentait le coup fourré. En tout cas, il m’a bien prouvé que tout ce qui compte maintenant pour toi, c’est tes gamins (manquerait plus qu’ça que tu les aimes pas !) et ton maudit rôle de PDG.

f.

Une réflexion sur “« L’amour dans l’slam »

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