À la lumière du réverbère tes yeux sont si beaux, si clairs. Ils me rappellent pourquoi j’aime tant te regarder droit dans les yeux.
À la lumière du réverbère, ta peau est pâle, lisse, et ton visage est si mince, si frêle. Tu ressembles à une poupée de porcelaine. J’ai envie de prendre ce doux visage entre mes mains, te cajoler, comme une poupée. Pourtant en apparence, tu n’as rien d’une poupée.
Ta barbe est finement taillée, ton visage n’en est que plus dégagé et ce soir, tu respires une certaine sérénité.

J’adore te regarder, voir cette fumée presque cristalline s’échapper dans l’atmosphère humide du soir, telle un prisme, à la lumière du réverbère.
Tu es lumineux ce soir. Je pourrais t’idolâtrer par cette moue que tu fais quand la fumée sort de ta bouche, si je ne trouvais pas cela abjecte. On dira que c’est pour la beauté du geste.

À la lumière du réverbère, tu te révèles. Mais ce moment est à peine saisissable. Je voudrais le transcrire à l’instant même. J’ai à peine eu le temps de profiter de cet instant qui m’a paru si beau, si simple, où tu m’es apparu si sobre, si modeste, si divin. Comme une divinité, apparue dans la lueur d’une rue éclairée.

À la lumière d’un réverbère, la furtivité n’a pas eu le temps de m’échapper. Je te tiens, belle image d’un soir. Je me tenais près de toi, les sens captivés, sans que tu t’en aperçoives, j’étais subjuguée.

f.

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